Charles de Foucauld, un agneau parmi les loups.

Publié le 1 Décembre 2025

On fête aujourd’hui Charles de Foucauld, l’ermite de Tamanrasset.  Ce qu’on sait de lui : il naît le 15 décembre 1858 à Strasbourg. Comme nombre de nobles, il  rejoint l’armée française.    C’est le temps de la colonisation – dans ce qu’elle a de pire (la brutalité, l’injustice) et de meilleur (les yeux et les cœurs qui s'ouvrent - parfois).  Officier de cavalerie au Moyen-Orient,  Charles de Foucauld se découvre  explorateur, géographe et linguiste. Prophète aussi : dès 1901, il dénonce cette colonisation dont il pressent l’effet boomerang à venir.  Dans le tumulte de cette vie tournée vers l’extérieur, il retrouve le chemin de l’intériorité et  de l’enfance. Catholique, il devient prêtre, se fait  ermite dans un ermitage situé à Tamanrasset, au Maroc. C'est là qu'il meurt le 1er décembre 1916, assassiné, dans un contexte de guerre mondiale, de colonisation et de rivalités religieuses. Il a été canonisé par le pape François en 2022.

Un  Rimbaud qui aurait rencontré Dieu : JE est un autre.

 

C'est ce qu’on sait de lui par les nombreux livres parus sur le sujet mais celui-ci apporte  un éclairage particulier. L’auteur donne à voir la solitude et la détresse d’un homme brûlé par l’incandescence de sa foi et le vertige de son destin.

Le titre  "Un agneau pour les loups" est une parole de l’Evangile (Saint Mathieu, chapitre 10, verset 16-25) :

Jésus dit à ses apôtres :

"Voici que moi, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez prudents comme les serpents et candides comme les colombes."

 

Un auteur contemporain lui emboîte la parole :

Sur France culture, son émission sur les Chrétiens d’Orient.

 

En arpentant les sentiers d’Anatolie et de Syrie, cet écrivain marcheur  a compris que rien ne pouvait remplacer la marche pour découvrir d’autres cultures mais aussi pour faire une expérience spirituelle et même métaphysique. Amoureux de l’Orient, il livre un récit original qui tient à la fois d’une méditation en éveil et d’une réflexion sur la rupture avec le quotidien pour retrouver le sens du sacré. Cet essai-témoignage montre qu’il est possible de s’échapper, de se mettre à part sans changer de vie, mais aussi de retrouver un ancrage sur la base de valeurs communes (dépaysement, beauté et construction personnelle). C’est donc une sorte de manifeste qui s’adresse à ceux qui veulent donner une perspective à leur marche : se souvenir, se recentrer, s’élever. 

L'auteur   mentionne Eric-Emmanuel Schmidt qu'il a rencontré dans son émission Chrétiens d'Orient pour son livre Le défi de Jérusalem, livre qui fait suite à La nuit de feu. Dans ce dernier livre, Eric-Emmanuel Schmidt, l'écrivain converti, évoque Charles de Foucauld.

 

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article