Le chat, muse des écrivains

Publié le 18 Mai 2026

On connaît l’amour d'Anny Dupérey pour les chatsmais son  intérêt pour les bêtes de basse-cour, pigeons, canards, paons et surtout poules, est presque aussi grand que celui qu’elle porte aux chats. Son livre relève presque du manuel d’élevage. Races, reproduction, nourriture : Anny Duperey regarde ses poules telle une fermière aguerrie. Ce n’est pourtant jamais fastidieux car tout passe par le récit de ses expériences, avec la dérision et la grâce qui lui sont propres. Naturellement le livre ouvre des réflexions plus générales. Anny Duperey puise sa force, à travers les hauts et les bas de sa vie de femme et de sa carrière de comédienne et d’écrivain, de sa fidélité à son enfance campagnarde, et de son attention aux petites bêtes humbles. On songe à Colette par la sensibilité, la précision, la justesse des traits et la capacité à ne pas basculer dans des excès de sensiblerie.

  

Colette, bien sûr...

 

Pas de livre de Colette où les chats ne soient présents, parés de leur esprit secret et de leur grâce princière qu'elle seule a su éclairer à la façon de ces dessinateurs japonais qui, précisément, ont réussi à capter en deux ou trois coups de pinceau les attitudes félines dans le plein de leur mouvement. Le vrai miracle de Colette, lorsqu'elle évoque les chats, est de s'identifier à eux. Ils en viennent alors à occuper le premier plan, personnages tutélaires qui veillent calmement, prunelles mi-closes, sur le monde des humains.

 

 

Ainsi se termine cette série d'articles sur les animaux en littérature. Il y en aurait eus  bien d'autres à écrire mais je préfère retourner à ma solitude. 

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article