Les animaux tintinabulles.
Publié le 2 Février 2026
Je viens de retrouver dans mes archives électroniques cette photo de mon chien, Woody. Tout de suite, la scène m’a replongée dans un album de Tintin : Le sceptre d’Ottokar.
Dans cette BD, Tintin a perdu le sceptre qui garantit la place du roi sur le trône du pays. Milou a longtemps hésité mais il a fini par faire son devoir. Souvent, il est tiraillé ainsi entre son plaisir (le nonos dans le sceptre d’Ottokar, l'alcool dans Tintin au Tibet) et son devoir. La fidélité à son maître et son sens du devoir l’emportent toujours.
/image%2F7162376%2F20260117%2Fob_a97f63_2-fevrier-2026-tintin-3.jpg)
Tintin avait un rapport étroit avec les animaux. Plusieurs albums leur sont directement liés comme Le crabe aux pinces d’or, qui parle du trafic d’opium ou Tintin au Tibet. Dans cet album, un animal mythique, le yéti, devient protecteur d’un jeune chinois, rescapé d’un accident d’avion dans la montagne. Il y a un animal dans pratiquement tous les Tintin : l’araignée de L’étoile mystérieuse, le perroquet de L’oreille cassée, l’éléphant dans le Lotus bleu, le puma dans Tintin en Amérique, le gorille dans l’Ile Noire, le lama dans Le temple du soleil, la pie dans Les bijoux de la Castafiore, le sous-marin-requin dans Le secret de la licorne et le Trésor de Rakham-le-Rouge. Sans oublier les ribambelles de singes et les gazelles. Tous ont un rôle qui révèle à la fois Tintin et Hergé. Au début, ils sont utilitaires. Ce sont presque des caricatures puis leur rôle évolue, s’affine. Le rapport à eux se fait empathie. Les animaux deviennent médiateurs entre Tintin, et les coutumes locales, confrontant l’étrangeté de l'étranger. A la fin, ils deviennent un miroir des failles humaines et dénonciateurs de leurs mauvaises actions (environnement, chasse, trafic, braconnage).
/image%2F7162376%2F20250917%2Fob_2a7bbf_overblog.jpg)