Cours de philo avec la nature

Publié le 15 Décembre 2025

Bien connu dans le milieu du développement personnel, Olivier Clerc a été mon parrain lors de ma résidence d’écrivain (2010,  Moulin de la Clochette, Salornay-sur-Guye, 71). C’est lui qui a fait connaître en France les Accords Toltèques, partie intégrante  de la sagesse chamanique mexicaine. A partir de cette sagesse,  Olivier Clerc a élaboré un cheminement  autour du  pardon. C’est ainsi qu’existent aujourd’hui partout dans le monde   des Cercles de pardon   et des  Journées internationales du pardon.

 

Le premier livre que j’ai lu de lui propose sept contes zen, sorte de fables, d’allégories  portées par des animaux ou des végétaux. La première donne le titre : si une grenouille tombe dans de l’eau chaude, d’un coup de patte, elle s’éjecte du récipient mais si elle tombe dans l’eau froide, elle ne s’éjecte pas, même si la température de l’eau monte, jusqu’à la cuire. Cette métaphore enseigne  qu’on a plus de ressort en cas de crise qu’en cas d’érosion  de nos acquis.

 

 

Les animaux et la nature sont donc d’une grande utilité pour se comprendre soi-même et retrouver son autonomie. Cela se passe ainsi pour les personnes et pour les collectifs. C'est ce que démontre ce livre de Patrick Tort (linguiste, philosophe, historien des sciences et théoricien de la connaissance). Il a notamment analysé la dimension anthropologique de l'œuvre de Darwin.   

 

Ce livre traite de l’hypertélie. On appelle hypertélie  le développement d’une partie anatomique au-delà de son niveau optimal. En bref, c’est le moment où un avantage devient un inconvénient. Le meilleur exemple est la ramure du cerf. Au départ, c’est un atout pour le cerf : pour séduire les femelles, combatte avec les rivaux. Mais au fil de l’évolution, la ramure s’est tellement développée qu’elle est devenue mortifère : le cerf peut se retrouver empêtré dans les buissons ou dans  la ramure d’un autre  cerf. L’auteur se sert de ce phénomène naturel pour réfléchir sur le dogme du capitalisme sans limite de croissance. J’ajouterai que ce phénomène concerne aussi les institutions : le Conseil d’Etat,  l’Onu, Amnesty International, la Ligue des droits de l’Homme, le Féminisme… Au départ, ces institutions étaient utiles mais  elles sont aujourd’hui empêtrées dans un militantisme idéologique  dénaturant et contreproductif. 

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