La poésie franco asiatique

Publié le 19 Janvier 2026

 

 

 

Lors d’un voyage au Vietnam, j’ai trouvé dans une boutique un livre étonnant. On y trouve  face à face la version en Français  et la version  en Vietnamien des fables de La Fontaine.  Il y a les classiques : La laitière et le pot au lait, Le lièvre et la tortue mais aussi  des fables que je ne connaissais pas, comme Les deux mulets   ou L’âne et le petit chien.  C’est un livre scolaire d’apprentissage des langues.  

 

 

 

Toujours en Asie,  voici un  auteur français : François-René Daillie. Ecrivain, poète et traducteur, cet homme aux semelles de vent  a parcouru le monde dans sa géographie et dans ses traditions culturelles et artistiques. Je connaissais les haïkus japonais, François-René, qui était un ami, m’a initiée aux  pantouns malais dont il fut un éminent spécialiste.

 

Le pantoun est un quatrain à rimes croisées dont les deux distiques, qui semblent sans rapport de sens, sont pourtant étroitement   reliés l’un à l’autre par des échos sonores et par le fait que l’image contenue dans le premier est le reflet plus ou moins voilé du sens du second.

Plutôt qu’un recueil de pantouns, ce livre est un récit essai basé sur  le dialogue entre l’auteur, François-René Daillie, le Français et Hafiz,  l’écrivain malais. Tandis que le Français amène un regard extérieur, le Malais exprime comment le pantoun fait partie intégrante de son être puisqu’il naît  de sa terre natale : les plantes, les eaux, les animaux, les astres – surtout la lune, emblème de l’Islam.

 

Exemple de Pantoun

Noyé dans l’eau des mers                     Anak angsa mati lemas

Noyé périt l’oison                                    Mati lemas di air masin

Riche, on perd ses manières                Hilang bakasa kerana emas

Pauvre, on perd la raison.                     Hilang budi kerana miskin.

 

Les romantiques comme Baudelaire et Victor Hugo se sont essayés à cette forme de poésie, laquelle a toujours ses adeptes.

https://www.facebook.com/PantunSayangAFP

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